Le cadre macroéconomiqueProduit Intérieur BrutLe produit intérieur brut (PIB) par habitant de Saint-Pierre et Miquelon s’apparente à celui de la France métropolitaine. En 2004, le PIB par habitant en dollar courant de l’archipel se situait à 26 073 € , par rapport à 26 619 € pour la France. Lorsque l’on répartie la valeur ajoutée selon les agents économiques, les administrations publiques arrivent en tête avec 43 % de la création de richesse, tandis que les sociétés non financières et entrepreneurs individuels contribuent à hauteur de 41 %, les ménages à 11 %, et les institutions financières à 5 %. Lorsqu’on répartit la valeur ajoutée selon les secteurs d’activité, il est clair que le secteur tertiaire domine l’économie de l’archipel, avec une contribution de 83 %. Ce secteur de l’économie est principalement composé des services administrés (39 %), du commerce (14 %), et de la construction (11 %). Si l’on examine la consommation, les investissements ainsi que les exportations et importations, on note qu’en 2004
ExportationsLes exportations de l’archipel sont presque entièrement constituées des produits de la pêche. Ces produits se dirigent majoritairement vers l’Espagne (24 %), vers les États-Unis (19 %) et vers la France métropolitaine (14 %) . Les exportations vont de plus en plus vers le marché européen afin d’éviter les effets néfastes des fluctuations des devises; Saint-Pierre-et-Miquelon étant une enclave « euro » dans une zone « dollar ». Le tableau suivant résume la composition des exportations.
ImportationsL’archipel de Saint-Pierre et Miquelon dépend fortement des importations. Elles sont essentiellement constituées de produits alimentaires et pétroliers. Le principal partenaire commercial de Saint-Pierre et Miquelon est le Canada, tandis que la France métropolitaine est le deuxième partenaire commercial en importance. Le tableau suivant présente la composition des importations.
InflationL’inflation a fluctué à Saint-Pierre et Miquelon au cours des dernières années. Les deux principales raisons expliquant cette situation sont les prix volatiles du pétrole, ainsi que les fluctuations de devises, tout particulièrement du dollar canadien vis-à-vis l’euro. Le tableau suivant présente le taux d’inflation dans l’archipel au court des cinq dernières années.
Taux de changeLa monnaie en circulation à Saint-Pierre et Miquelon est l’euro. Conséquemment, les échanges de biens et services sont affectés par le cours des devises lorsque le partenaire commercial utilise une autre monnaie. Entre autres, le prix des biens et services importés vers l’archipel ou exportés de l’archipel varie en fonction du taux de change. Ainsi, un euro qui déprécie vis-à-vis de la devise canadienne fait augmenter l’inflation dans l’archipel. Le volume d’échanges commerciaux peut aussi écoper de ces variations du taux de change. Les variations du taux de change peuvent donc faire apparaître des opportunités, mais peuvent également créer un risque sur la valeur d'un contrat signé dans une devise autre que la sienne. Ce risque de change peut aussi créer une entrave à certains investissements ou échanges commerciaux. Mais il existe des instruments financiers permettant de couvrir ce risque et protéger les investisseurs en opérant, par exemple, des couvertures de change à terme (swap). Ces types de produits sont disponibles dans certaines banques de Saint-Pierre et Miquelon. Le graphique suivant présente le taux de change de l’euro vis-à-vis le dollar canadien et américain depuis 2004.
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